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Histoire

Personnages

Marie, Antoine, André Pouget

André Pouget (16.1.1886 - 13.7.1959)
Médecin militaire,
Médecin des enfants assistés de la Seine et Maire de Montreuillon


 

Naissance dans un cocon bourgeois parisien

Le 16 janvier 1886 Jeanne, Clotilde, Alice Jacquot, 29 ans, mettait au monde au 124 rue du Faubourg du Temple à Paris 11e, son fils Marie, Antoine André Pouget au milieu de 3 médecins dont son père de 32 ans Marie, Joseph, Paul Pouget.

Curieusement, ce dernier mit plus de 2 jours avant de déclarer l'enfant à la Mairie du 11e arrondissement ! Etait il perturbé parce que le nouveau-né avait un souffle au coeur (dont la cause ou la conséquence sera décelée en 1908) ? Pensait il l'enfant non-viable comme c'était fréquent alors ? Inquiétude légitime d'un jeune père mais il conçernait un gaillard qui vivra 72 ans avec son problème cardiaque sans se ménager et survivra à 2 guerres mondiales !

Médecine militaire

La mort du père

Malheureusement son père mourut à l'âge de 50 ans en 1902, laissant une épouse "sans profession" et son fils de 16 ans. André suivit la voie tracée par cet homme parti trop tôt et commença des études de médecine. Mais il fallut assurer le quotidien, aussi le 9 octobre 1905, il avait 19 ans quand il quitta l'Université pour s'engager dans l'armée, comme soldat de 2e classe, pour une durée de 3 ans.

En se prévalant de la loi Freycinet du 15 juillet 1889 il put cependant être affecté au "Service de santé des armées", au 102e RI1 caserné à Chartres, où cet étudiant d'origine bourgeoise n'a probablement pas dû être ménagé par ses camarades issus du prolétariat !

Un cursus médical atypique

Le 28.8.1908, à 2 mois de la fin de son contrat, une visite médicale mit en évidence une Endocardite2 qui entraîna immédiatement sa réforme et sa "mise en disponibilité" le 18.9.1908. A 22 ans, cet orphelin de père revint à Paris, chez sa mère au 36 Bd Saint-Germain, pensant probablement sa carrière de médecin définitivement compromise !

C'est alors qu'il fut rattrapé par l'Histoire : le 28 juin 1914, l'Archiduc François Ferdinand était assasiné à Sarajevo en Bosnie et le 1er août les affiches déclarant la mobilisation générale étaient placardées sur tous les murs de France !

Comment a-t-il vécu pendant les 6 années séparant son expérience militaire de la déclaration de guerre ? Peut être fut il infirmier pour faire vivre sa mère et lui tout en travaillant ses cours de médecine ?

Car le 6 septembre 1914, la guerre étant déclarée depuis 1 mois, une nouvelle commission de réforme l'évalua apte au service armé et 3 jours plus tard il fut affecté au camp retranché de Paris à la 22e section d'infirmiers militaires. Ses années de médecine lui ont permis cependant d'être nommé "médecin auxiliaire à titre temporaire pour la durée de la guerre". Une assimilation au grade d'Adjudant qu'il gardera jusqu'en 1917.

A peine 6 jours après sa nomination, le 15 septembre il dut rejoindre le 1er corps d'armée, et plus précisemment le 1er Groupe d'aérostation, 37e compagnie d'aérostiers de campagne basé sur la frontière belge à Westvleteren, Ypres et Nieuport où l'armée allemande exécutait le plan Schlieffen3.

Le Groupe était chargé de repérer depuis un ballon captif les mouvements de troupes et surtout de guider l'artillerie française pour détruire les canons ennemis.

En retour ils devaient être très mobiles car sitôt repérés, ils concentraient sur eux le feu de toutes les batteries de la région. Ils "treuillaient le ballon4 et se déplacaient au plus vite mais cela n'évitait pas les morts et les blessés, encore et encore ... ce jeune médecin de 28 ans doté d'un équipement rudimentaire avait rarement le temps de chômer !

Sa conduite exemplaire lui valut de recevoir la médaille militaire le 28 mars 1918 (JO du 5 juin 1918)

Pendant ce temps dans l'Aisne la "guerre des tranchées" faisait rage, c'était une hécatombe et le besoin en médecin était prégnant. Il fut muté au 201e RI, 5e bataillon, le 7 décembre 1917. Il était le seul medecin du bataillon et fut promu officier le 6 avril 1918 (JO du 12 mai 1918), au grade de "médecin aide-major de 2e classe à titre temporaire" soit Sous-lieutenant. Il montra alors sa grande force de caractère comme le prouvent ses états de service.

Il fut blessé le 25 mars 1918 lors des terribles combats de Noyon aux confins de l'Oise, de la Picardie et de l'Aisne (perte de 19 officiers et de 468 hommes) Parmi tant d'autres blessés, il soigna le soldat Etienne Carnis et l'évacua sur l'hôpital : ce cultivateur put ainsi, grâce à lui, vivre encore 61 ans et s'éteindre de mort naturelle en 1979, à l'âge de 81 ans !.

Son action lui valut de recevoir la Croix de guerre avec palme le 28 mars 1918 (JO du 5.6.1918) d'un certain ... général Philippe Pétain Commandant en chef des armées de l'Est. De la part de ses camarades belges avec qui il combattait, il reçut la Médaille de l'Yser5 et la Croix de Guerre belge.

Et pour l'ensemble de son comportement pendant le conflit, il fut élevé au grade de Chevalier dans l'Ordre de la légion d'honneur le 27 décembre 1923.

Cet homme au caractère bien trempé n'a pas eu que des amis dans la suite de sa carrière. Voire il aurait commis une erreur médicale qui lui sera reprochée post mortem 2 générations plus tard ! Mais ce qui ne peut pas lui être contesté c'est qu'il était un sacré personnage et qu'il a dignement servi son pays !

Il fut démobilisé en 1919. Passant de médecin auxiliaire à titre temporaire à médecin militaire de réserve sans solde, André comprit qu'il lui fallait trouver un terrain plus stable. Il soutint sa "thèse d'exercice"6 à la faculté de médecine de Paris en 1921, ce qui faisait de lui un médecin civil.

André Pouget à Montreuillon

André Pouget, parisien depuis toujours, est venu s'installer à Montreuillon, probablement après la soutenance de sa thèse en 1921.

Selon la tradition familiale, il aurait en effet soigné en 1922 Ernest Royer qui faisait un coma diabétique. Il n'était pas signalé pour autant à la Préfecture ou dans l'annuaire du Département en 1924 mais il y figurait en 1926.

Pourquoi est il venu dans ce village morvandiau ? Pour permettre à sa mère déja agée de 65 ans de vivre paisiblement sa retraite ? Avait il déja des engagements avec l'Assistance publique et le service des enfants assistés de la Seine ?

Aucun élément ne permet actuellement de le dire.

Médecin des enfants assistés de la Seine

En 1929, André Pouget fut nommé "Médecin du service des enfants assistés de la Seine à titre provisoire pour la circonscription médicale de Montreuillon" (Recueil des Actes administratifs de la Précture du Département de la Seine 1929/04 p.307), décision qui fut confirmée l'année suivante "à titre définitif pour la circoncription médicale de Montreuillon (Agences de Château-Chinon et de Lormes)" - (Recueil des Actes administratifs de la Précture du département de la Seine 1930/06 p.695)

Il fut donc nommé par le Préfet de la Seine, sur proposition du Directeur de l'Administration de l'Assistance publique7, sous l'autorité d'un Sous-Inspecteur de l'Administration.

Son rôle consistait

  • à mentionner l'état de santé à leur arrivée, des enfants assistés et particulièrement ceux qui était encore nourris au lait
  • à leur rendre visite tous les 3 mois dans les familles d'accueil et autant de fois que nécessaire quand ils étaient malades
  • à leur fournir les médicaments et les leur administrer
  • à recruter des nourrices

 

Il s'acquitta fort bien de ces tâche puisqu'en 1938 il reçut la Médaille d'honneur en bronze du service des enfants assistés de la Seine (Délibérations du Conseil général de la Seine 14.12.1938 p.357)

Mais ce qui n'est pas précisé lors de ces honneurs officiels, c'est la bonté de cet homme pour ces "enfants assistés" dont certains étaient récupérés en très mauvais état sanitaire, au sortir de familles d'accueil qui les maltraitaient. Un témoignage direct rapporte son comportement envers une petite fille si faible et si frêle qu'on craignait pour sa vie : il l'a suivie presque quotidiennement jusqu'à ce qu'elle se rétablisse et n'oubliait pas de glisser dans sa pauvre main un petit cadeau avant de partir.

 

Maire de Montreuillon

Il fut élu sur la liste d'Henri Guimard aux élections municipales du 5 et 12 mai 1929 et devint son adjoint.

Après le décès du Maire, il prit les rênes de la Commune le 30 mars 1930. Il fut réelu aux élections municipales du 5 et 12 mai 1935 et le Conseil lui donna sa confiance au premier tour le 19 mai 1935 par 11 voix sur 12.

Alors vint 1938, le monde allait bientôt récolter les fruits du diktat de Versailles du 28 juin 1919 humiliant l'Allemagne : annexion de l'Autriche en mars 1938, signature des accords de Munich, le 30 septembre suivant8, annexion des Sudètes dès le lendemain, les bruits de bottes commençaient à sérieusement ébranler l'Europe ! Jusqu'à l'invasion de la Pologne le 1er et la déclaration de guerre le 3 septembre 1939.

André Pouget avait 50 ans et n'était plus mobilisable. Sa demande d'incorporation dans un régiment d'infanterie territoriale (chez les "pépères") fut refusée. Comme tous les "poilus" de Verdun, c'était un admirateur du Maréchal Pétain, mais comme d'autres aussi, il ne l'a pas suivi en 1940, dans sa collaboration avec l'occupant.

Sa préoccupation première était d'éviter que les Allemands installés à Montreuillon9, ne commettent des exactions sur la population. Il était donc très courtois avec eux, leur prodigant des soins médicaux et faisant en sorte de ne pas les contrarier

Mais selon des témoignages, de curieux objets se trouvaient dans son grenier : des armes et un poste-émetteur … ! Son ami René Millot, le boulanger avait une consigne stricte : si le maire était arrêté, il devait immédiatement aller détruire le matériel radio et faire disparaître les armes !

De même, quand il fut question de convoquer les jeunes pour le "Service du Travail Obligatoire" en Allemagne (STO), curieusement, du jour au lendemain il n'y en avait plus dans le village, ils s'étaient volatilisés dans la nature (!) à part 3 fortes têtes qui se présentèrent spontanément10.

Il n'a cependant pas été reconnu qu'il ait joué une rôle effectif dans la résistance et aucune information le concernant n'a été retrouvée dans les archives militaires de la deuxième guerre mondiale.

Il fut maintenu dans ses fonctions de Maire par arrêté du préfet de la Libération le 20 novembre 1944 sur avis du Comité départemental de la Libération et sur proposition du Comité cantonal de Château-Chinon. Il ne se présenta pas aux élections de 1945 cédant la place à Marcel Bondoux.

 

Médecin rural

André Pouget n'était pas un colosse, 1.74 m, yeux bleus, cheveux châtains, il n'a jamais perdu son dynamisme mais aussi parfois ... sa raideur militaire.

Un bon vivant vif et souriant le décrit R. Colinot dans son livre entre "Mhère et Brassy". Un intellectuel qui aimait discuter de Lettres et de Politique avec ses amis de Mhère.

Plusieurs parents et proches lui sont encore reconaissants de l'attention qu'il portait aux soins des enfants comme Jean-François B., Marie-Hélène D. et d'autres, qu'il visitait chaque jour jusqu'à s'assurer de leur guérison complète.

D'autres gamins se souviennent que la seule restriction qu'il leur donnait était de ne pas ennuyer sa vieille mère sinon ils pouvaient jouer quand ils le voulaient dans son grand jardin, sous le magnifique sapin Douglas11, le plus grand de la région qui peut être encore admiré aujourd'hui.

Enfin, il était connu comme un bon médecin-accoucheur et un professionnel compétent.

Et pourtant, selon des témoignages directs il apparaît que cet homme généralement si affable, qui s'était spécialisé dans l'aide aux "petits Paris", traitait les enfants de ceux qu'il n'aimait pas comme des recrues du contingent. Ces gosses qui n'étaient pas concernés par les querelles des adultes s'en souviennent encore ! Plus grave encore, concernant un spécialiste des blessures de guerre, il aurait un jour négligé une infection par l'épine noire12 et le patient mourut de la gangrène ; Son petit-fils ne lui pardonna jamais !

Il exerçat sa profession jusqu'à la fin de sa vie, jusqu'à ce 3 juillet 1959 où il fut reçu en urgence à l'hôpital de Nevers. Il rendit son dernier souffle le 13 juillet sur la table d'opération, probablement à la suite d'un arrêt cardiaque, il avait 72 ans.

Que dire sinon qu'il n'était ni le dieu adulé par les uns ni le diable évoqué par les autres, c'était simplement un homme qui exerçait sa profession avec des succès et de l'humanité et qui commettait parfois des erreurs.

Il avait aussi ses problèmes personnels, une personnalité forgée dans une période particulière de l'Histoire, sa propre santé fragile, sa fille qu'il n'avait pas élevée et sa mère qui en était grandemement responsable, mais qui qui vieillissait et restait sa seule famille … ! Il est certain qu'au crépuscule de sa vie, il était bien seul pour tirer un bilan de son existance et de ce qu'il laissait derrière lui !

Conclusions

Voila ce que fut la vie de Marie, Antoine, André Pouget.

Il naquit dans un milieu privilégié de notables parisiens mais la mort de son père, quand il était adolescent, le plongea très tôt dans les réalités du quotidien.

Il s'engagea, à moins de 20 ans, dans l'armée comme soldat de 2e classe et il fut finalement réformé pour affection cardiaque.

Il poursuivit ensuite ses études tout en gagnant sa vie et rencontra une compagne qui lui donna une fille qu'ils appelèrent France et qui grandit sans son père.

A 28 ans il connut : les blessés, les "gueules-cassées", ces gamins de 20 ans qui agonisaient en appelant leur mère, les gaz, la boue, le feu et le froid, la faim, les charges à la baïonnette, les bombes et la mort, toujours la mort. Voila qui avait de quoi marquer un homme !

Et puis ce fut l'armistice, les honneurs et son diplôme en poche il lui fallut dans cet après-guerre en crise, gagner sa vie et celle de sa mère veuve. Ce fut Montreuillon !

Ce médecin militaire endurci avait des compétences médicales de terrain reconnues. Il acquit une bonne réputation qui l'a fait élire maire. Mais parfois, l'adjudant transparaissait en lui ce qui lui fit commettre des erreurs.

En 1939 ce fut le deuxième conflit mondial. Il ménagea les Allemands pour préserver le village, tout en possédant un poste émetteur dans son grenier...!

A la fin du conflit, il rendit son mandat municipal. Il mourut 14 ans plus tard sur la table d'opération, et fut enterré dans la région parisienne.

Toute la vie de cet homme fut un combat dont il sortit vainqueur à force d'opiniâtreté et de travail.

Le 21 décembre 2016, la municipalité décida de donner son nom à la rue principale du Bourg, montrant ainsi qu'il reste un exemple pour les générations futures.

Cependant, certains habitants du village se sont étonnés que le Conseil n'ait pas fait d'enquête de voisinage dans la rue concernée avant de prendre sa décision. Une pétition d'opposition n'aurait pas été entendue et finalement la proposition fut votée à la majorité et non à l'unanimité.

Dans ce contexte, il est fort probable que les rancoeurs attisées ne s'apaisent pas de sitôt. Il est à déplorer aussi que les propositions d'attribuer des noms de rues à d'autres "personnages" n'aient pas plus été considérées. La vie de ces derniers fut toute aussi exemplaire que celle d'A.Pouget et leur gloire aurait servi l'honneur de Montreuillon.

Michel Partiot Académie du Morvan - février 2017

 

Remerciements

Un grand merci à René Colinot qui a mobilisé ses souvenirs personnels mais aussi Françoise Laloge, fille de l'instituteur de Mhère qui était un ami proche d'A.Pouget, sa cousine que notre docteur a mise au monde et d'autres amis et membres de sa famille, ceux de Mhère et de Brassy ... pour apporter sa pierre à ces recherches

Un clin d'oeil à mes frères, Jean-Pierre, Jean Marie et Jean-Claude, pour leur ardeur à avoir fouillé avec succés les bases de données et les archives militaires.

Merci également aux Mairies de Bayeux, de Bagneux et de Paris 11e, aux Archives Départementale de la Nièvre, à l'Ordre des médecins, à la BIU Medecine, à la Société française de l'histoire de la médecine, aux services de l'AP-HP, pour avoir distrait de leur temps pour des recherches incertaines.

Merci enfin aux habitants de Montreuillon, Serge, Christian, Valérie, Bernard, "Marie-Té", Annie, Sylvie, Daniel, Elisabeth, Arnaud et Brigitte, Marie-Paule et ceux que malheureusement ma mémoire défaillante oublie (qu'ils veuillent bien m'en excuser); ils ont apporté les informations dont ils disposaient ou simplement leurs souvenirs d'enfance qui ont permis de cerner au mieux, avec ses qualités et ses défauts, ce personnage, adulé ou détesté, mais qui ne laissa personne indifférent.

Bibliographie

  • Collectif, 1919, Le 201e Régiment d'Infanterie en campagne - Ed. Jouve, Paris - 176 p.
  • Ferro M., 1990 - La Grande guerre - 1914-1918Ed Gallimard, Paris, 412 p.
  • Miquel P., 2000 - Les poilusEd Plon, Paris, 519 p.

Documentation numérique

Notes

  1. 102e RI : 102e régiment d'infanterie
  2. Endocardite : inflamation des valves cardiaques infectieuse ou non. Rare chez les enfants mais elle peut être congénitale ou encore peut être provoquée par une communication interventriculaire (CIV) favorable aux infections. Une CIV ou une Endocardite se remarque par un souffle au coeur. En 1886, il n'y avait pas d'antibiotiques, la mortalité infantile n'était pas anecdotique et cette affection était souvent fatale.
  3. Plan Schlieffen : Plan élaboré en 1905 par le Général allemand Von Schlieffen. Il prévoyait un large mouvement passant par la Belgique pour contourner Paris par l'ouest
  4. Treuiller le ballon : Il s'agissait de ballons captifs reliés à un treuil à vapeur par un long cable. Quand les aérostiers s'installaient ils procédaient avant toutes chose à l'aménagement des chemins et des ponts pour se déplacer très rapidement. Le treuil à vapeur était porté sur un véhicule ou tiré en remorque. Un fil de téléphone étaient également tiré jusqu'au ballon pour communiquer avec les batteries.
  5. Médaille de l'Yser : distinction militaire belge décernée à ceux qui ont combattu entre le 17 et le 31 octobre 1914 le long de l'Yser et qui arrêtèrent l'armée allemande au coût de plus de 60 000 morts (le tiers de l'armée belge !). L'issue de cette bataille obligea le général allemand Von Molkte à modifier le Plan Schlieffen et elle a détruit le mythe de l'invincibilité de l'armée allemande ! Après la guerre les autorités belges ont proposé d'échanger la "médaille" contre la "Croix" de l'Yser plus flatteuse (... et payante). La plupart des bénéficiaires a préféré garder la décoration remise sur le terrain à l'issue des combats !
  6. Thèse d'exercice : elle sanctionne des études de médecine, de chirurgie dentaire, de pharmacie ou de médecine vétérinaire et une simple recherche bibliographique sur un sujet peut suffire à son obtention. Mais c'est un examen professionnel indispensable à la délivrance d'un diplôme de "docteur en médecine" qui autorise la pratique de cette discipline. Ce n'est pas une "Thèse de Doctorat", diplôme universitaire décerné aux chercheurs qui nécessite au minimum 3 ans de travaux expérimentaux à l'issue des études supérieures et confère un "Titre" de Docteur.
  7. Assistance publique : Aujourd'hui "Assistance publique-Hopitaux de Paris - AP-HP"
  8. Accords de Munich : un exemple historique de lâcheté politique ! réactions, du Général de Gaulle ("Peu à peu, nous prenons l'habitude du recul et de l'humiliation à ce point qu'elle nous devient une seconde nature. Nous boirons le calice jusqu'à la lie") et de Churchill ("Ils ont accepté le déshonneur pour avoir la paix. Ils auront le déshonneur et la guerre").
  9. La Kommandantur à Montreuillon : l'occupant avait installé la Kommandantur dans la maison occupée actuellement par Denise Legrand, en plein centre du village.
  10. volontaires du STO : seuls 3 jeunes de Montreuillon se sont présentés spontanément au "Service du Travail Obligatoire" en Allemagne (STO), en fait influencés par l'un d'entre eux. Deux se sont enfuis quand ils ont compris qu'ils s'étaient fourvoyés, le meneur n'est revenu qu'à la fin de la guerre et ne s'est pas trop vanté de l'aventure !.
  11. Sapin de Douglas : "Pseudotsuga douglasii" d'un point de vue botanique, un faux-sapin aussi appelé Pin d'Orégon (mais ce n'est pas un vrai Pin non plus !).
  12. Épine noire : Prunellier (Prunus spinosa - Rosacées) un épineux bien connu dans le Morvan qui est souvent conduit en haie. Ses épines très dures peuvent atteindre 10 cm et traverser une botte. Elles peuvent être infectées par le bétail qui se frotte dessus.

 

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