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Écologie - développement durable

Changement climatique

I - L'effet de serre

Un phénomène thermodynamique connu : l'effet de serre


 

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    Glossaire : vocabulaire du changement climatique

  • BECSC : bioénergie avec captage et stockage du CO2
  • CF3-SF5 : pentafluorure de soufre trifluorométhyle (halocarbure)
  • CF4 : tétrafluorure de carbone (halocarbure)
  • CFC : chlorofluorocarbure (halocarbure)
  • CO2 : dioxyde de carbone - gaz carbonique
  • CSC : captage et stockage du CO2
  • EnR : énergies renouvelable
  • GES : gaz à effet de serre
  • GtéquCO2 : gigatonnes équivalent CO2
  • GIEC-IPCC : Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat
  • HFC : hydrofluorocarbure (halocarbure)
  • HCFC-22 : fréon - hydrofluorocarbure (halocarbure)
  • IPCC : Intergovernmental Panel on Climate Change (en francais GIEC)
  • IR : rayonnement infra-rouge
  • N2O : protoxyde d'azote ou oxyde nitreux
  • NH4 : méthane
  • O3 : ozone
  • PFC : perfluocarbures
  • PNUE : Programme des Nations Unies pour l'environnement
  • PRG : Potentiel de réchauffement global (GWP en anglais)
  • PRG100 : Potentiel de réchauffement global dans 100 ans
  • SACO : substances qui appauvrissent la couche d'ozone
  • SF6 : hexafluorure de soufre (halocarbure)
  • UV : rayonnement ultra-violet
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Christian Epin

Né à Paris en 1954, Christian Epin, Docteur en Histoire moderne et contemporaine est un amoureux du Morvan. Il est propriétaire d'une résidence à Montreuillon.

Il a en 1989 écrit un livre intitulé "Montreuillon, la durée et l'instant"- Edition Parimage, constituant l'Histoire très complète de ce village.

Ses recherches, en particulier celles ayant abouti à la localisation de la bataille de 1475 permettent de rapprocher de la réalité certains aspects légendaires d'une tradition orale ancestrale.

Aujourd'hui Secrétaire général de l'Académie du Morvan il prépare une biographie sur le Duc de Praslin (1712-1785) Chatelain de Chassy (commune de Montreuillon) et Ministre de Louis XVI.

 

Le macro-climat de la terre

Source : André Berger

Les astronomes savent très bien expliquer par la variation de l'énergie du soleil reçue par la terre, la récurence des cycles glaciaires-interglaciaires au cours du Quaternaire. (Milutin Milankovitch, 194112).

milankovitch

La théorie de Milankovitch

- La Terre qui décrit une ellipse autour du soleil.
n'est donc pas toujours à la même distance de l'astre

- elle tourne sur elle même et oscille autour d'un axe qui lui‑même se déplace, n'exposant donc pas toujours
le même hémisphère aux rayonnements

==> quand tous les paramètres sont alignés
le climat entre en glaciations

 

Le forçage radiatif 6 a été modèlisé, en particulier à l'Université de Louvain en Belgique et permettre ainsi retrouver les caractéristiques du climat depuis 300 millions d'annees.

Outre l'insolation et les gaz à effet de serre, le modèle met en evidence les rétroactions liées à la vapeur d'eau, à l'albédo 5, à la végétation, aux inlandsis 7 et à l'ajustement isostatique 8

L'étude de notre période interglaciaire actuelle montre qu'elle devrait durer plus longtemps que les précédentes, même indépendemment des activités humaines sur le climat.

Si nous ne pouvons rien faire sur l'évolution naturelle du climat, sans doute serait il souhaitable que l'Homme agisse sur le réchauffement anthropique qu'il peut contrôler. C'est ce sujet qui est traité ici.

 

Pourquoi parler de l'effet de serre et de transition énergétique à Montreuillon ?

Parce que cela ne concerne pas uniquement les scientifiques et les décideurs politiques.

Les populations rurales sont évidemment les plus concernées, de par la proximité avec la nature qui les fait vivre. Si elles n'adhèrent pas à la lutte contre le changement climatique, les débats resteront querelle d'expert. Mais personne ne devra dire qu'il n'était pas au courant :

  • les changements climatiques se font déja ressentir dans le Morvan (canicules et pluies anormalement abondantes). Le village serait innondé chaque année comme aux temps anciens, sans le barrage de Pannecière. Or il n'a pas été construit pour supporter de telles amplitudes de variations. S'il pleut trop, il faudra lâcher de l'eau même si en aval, ça déborde ...
  • tous n'ont pas compris que le tri et le recyclage ne traduisait pas seulement un soucis de propreté mais qu'il s'agissait de limiter la consommation des énergies fossiles donc l'émission des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère.
  • l'élevage est le principal responsable de l'apport d'ammoniaque (60%), les déjections animales et l'agriculture de N2O (engrais), mais l'agroécologie est parfaitement méprisée et la règle du "chacun pour soi" demeure
  • le remplacement des forêts de feuillus par des cultures pures de conifères réduit l'albédo des terres forestières ce qui augmente le réchauffement du sol.
  • ce n'est pas par hasard que le scolyte a tué en Morvan une grande partie des Epicea, si le Hêtre est maintenant menacé de disparaitre et d'autre espèces suivront. Une plante qui souffre d'un excés d'eau et/ou de sécheresse ne se défend plus contre les champignons ou les insectes nuisibles
  • etc.

Enfin, mais est ce une consolation ? Ce village n'est pas le seul dans ce cas !

 

1- L'effet de serre naturel et anthropique
1- L'effet de serre naturel et anthropique

 

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L'effet de serre

Effet de serre naturel

Traditionellement, l'effet de serre est ainsi expliqué : les rayons du soleil traversent les vitres transparentes pour eux. Ils chauffent la serre et le sol réfléchit des rayons infra-rouge de longueur d'onde plus longue qui ne peuvent pas traverser le verre dans l'autre sens.

La chaleur reste donc dans le dispositif et augmente à chaque fois qu'il y a du soleil. Aussi, les jardiniers doivent surveiller la température et éventuellement laisser circuler l'air pour faire refroidir le dispositif.

C'est du moins ce que supposait Joseph Fourier en 1824 qui s'appuyait sur une expérience d'Horace Benedict de Saussure. Ce dernier employait un appareillage ressemblant à une serre horticole, d'où le nom "effet de serre".

En fait il existe aussi un effet de confinement qui s'ajoute au phénomène et qui est le seul à intervenir dans les serre recouvertes de film en plastique, de polyéthylène ou de polycarbonate (J-L Dufresne, 2020).

Au niveau de la terre, le phénomène est plus complexe mais le principe reste le même. Le soleil émet toute une gamme de rayons allant des ultra-violet UV à l'infra-rouge IR:

  • Les rayons ultra-violet du soleil sont arrêtés par la couche d'ozone dans l'atmosphère
  • 30% des rayons infra-rouges sont réfléchit sur les hautes couches de l'atmosphère (c'est l'effet "parasol"), le reste atteint le sol.
  • la terre se réchauffe et émet à son tour du rayonnement IRde longueur d'onde plus longue que ceux émis par le soleil.
  • ces IR réfléchit sont absorbés par les gaz à effet de serre (GES), ils chauffent l'atmosphere et sont renvoyés vers le sol et vers l'espace.
  • Le principal GES est la vapeur d'eau responsable de 60% des rayons piégés, 26% le sont par le CO2, les 14% restant étant l'Ozone (O3) le Méthane (CH4) et le protoxyde d'azote (N2O)
  • La température de la terre qui sans l'effet de serre serait de -18° augmente jusqu'à 15°, rendant la vie possible.

 

Effet de serre additionel ou anthropique

La couche d'ozone

A la fin des années 1980, les chercheurs ont observé des perturbations inquiétante de la couche d'ozone qui protège la vie sur terre des rayons UV émis par le soleil.

Les composés chlorofluorocarbonnés utilisés dans les systèmes de climatisation et les aérosols ont été identifiés.

En 1987, la Convention de Vienne suivie du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone (SACO)  (676 Ko) furent signé par 27 pays et l'Union Européenne et ce nombre fut porté à 197 en 2019.

Ces substances (CFC) furent interdites et remplacées par d'autres moins néfastes (HFC) pour la couche d'ozone. Autour de l'an 2000 il fut constaté que l'apauvrissement de la couche d'ozone avait cessée et sa restauration était engagée.

Cet exemple montre qu'une mobilisation des Etats sur une question écologique peut être fructueuse si tous sont conscients de son intérêt

Il convient cependant de tempérer l'enthousiasme né de ces résultats car les gaz choisi en remplacement des CFC sont par ailleurs de puissants agents à effet de serre !

 

Les gaz à effet de serre (GES)

Ce n'est pas l'atmosphère qui est chauffé directement par les radiations infra-rouge, ce sont les molécules de gaz à effet de serres (GES) qui les absorbent se réchauffent et redistribuent la chaleur dans l'atmosphère. Ainsi plus il y a de molécules absorbantes, plus l'atmosphère se réchauffe.

Plus d'une quarantaine de GES a été recensé par le GIEC. Les principaux GES émis par l'activité humaine sont :

  • H2O - la vapeur d'eau participe à 75 % de l'effet de serre
  • CO2 - le dioxyde de carbone (combustion des énergies fossiles, transport, industries, agro-alimentaire, habitat, agriculture, etc.)
  • NH4O - le méthane (élevage, rizières, décharges)
  • O3 - ozone
  • N2O - protoxyde d'azote (activités agricoles, combustion de la biomasse, et des produits nitrés)
  • HFC - les hydrofluorocarbures (réfrigération, aérosols, mousse isolante)
  • PFC - les perfluorocarbures (réfrigération, aérosols, mousse isolante)
  • SF6 - l'hexafluorure de soufre (industrie des semi-conducteurs

Ainsi, le CO2 reste 1 siècle dans l'atmosphere, le CH4 retient 20 fois plus les IR que le CO2 et reste 12 ans, le N2O retient 300 fois plus d'IR que le CO2 et reste 120 ans.

Mais les gaz fluorés, comme le SF6 qui a un pouvoir de réchauffement de 1 300 à 24 000 fois supérieur à celui du CO2 reste 3 200 ans dans l'atmosphère. Enfin les CFC et HFC qui retiennent 20 000 fois plus les IR que le CO2 restent pendant 50 000 ans dans l'atmosphère.

Ils représentent un réel danger pour la planète malgré la part modeste qu'ils représentent parmi les GES !

 

 

 

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Comment limiter l'émission du CO2

La forêt

Sources : Deluzarche,2021 ; Environement TV,2019 ; Jancovici, 2007 ;

Selon les variétés composant la forêt et leur densité, leur influence est variable selon l'albédo de la couverture : plus elle est foncée plus elle absorbe la chaleur.

Pourtant il est aussi établi que les arbres, par leur évapotranspiration abondante favorisent la formation de nuages. Les nuages ont un albedo proche de celui de la neige donc important. Ce qui revient à dire que l'effet du combiné du rayonnement refléchi (nuages) et celui de la photosynthèse l'emporte sur le rayonnement absorbé.

Mais dire qu'il faille remplacer les champs par de la forêt est un peu simpliste : il faut produire de la nouriture pour une population de plus en plus nombrese et la plantation d'arbres à croissance rapide, de conifères et d'Eucaliptus réduit fortement la biodiversité et assèche les sols (A.Karsenty, Cirad)

Enfin, l'exploitation intensive de bois aboutit à réduire la séquestration du carbone par le sol.

La forêt est un puit de carbone si elle est jeune et remplace un sol agricole, bien qu'en tenant compte de la différence d'albédo (5 à 15% pour une forêt contre 25% pour une terre agricole !), le gain ne soit pas évident.

si elle est installée à la place d'une prairie, ce n'est pas évident non plus car il a été montré que le contenu en carbone d'une prairie (sol + végétation) était équivalent à celui d'une forêt tempérée.

quand elle est à maturité (1 siècle) elle émet autant de CO2 qu'elle en absorbe (décomposition du bois mort), donc le bilan est nul.

Une modélisation montre que même en couvrant toute la terre agricole de forêt, ce qui est déja une vue de l'esprit, le maximum de refroidissement serait de 0.4°. Le reboisement n'est donc pas une solution suffisante

 

CSC : Capture et Séquestration de carbone

Source : Meyer 2020 ; Parmentier 2021

En l'état actuel de nos connaissances, le CO2 une fois libéré dans l'atmosphère est impossible à éliminer. Il y restera plus d'un siècle !

Cependant il est possible d'intervenir avant qu'il soit émis, dès sa formation. Ensuite il faudra le séquestrer dans un endroit étanche.

Ces méthodes interessent les centrales élecriques et l'industrie (décarbonatation du calcaire pour faire du ciment, réduction du minerai de fer pour fabriquer de l'acier, etc.)

Autant de procédés qui émettent du gaz carbonique, indépendament de la source d'énergie utilisée.

 

Principes CSC
Représentation simplifiée de différentes possibilités de stockage du carbone

 

La Séquestration de carbone

La mise en place d'un processus CSC présente le plus grand intérêt pour les centrales electrique et les industries utilisant les énergie fossiles

Cela leur permettrait de continuer de fonctionner jusqu'à ce que des EnR soient opérationelles et leur donnerait le temps de faire leur transition et leur adaptation.

Un processus en souplesse est indispensable pour résoudre la difficulté provenant de l'écart considérable existant actuellement entre la quantité d'énergie fossiles consommée comparée aux énergies décarbonées (Comparaison des energie mise en jeu par personne dans le monde)

Actuellement l'utilisation des énergies fossile progresse encore par rapport auxEnR qui constituent pour l'instant un épiphénomène (Comparaison des types d'energie consommées) !

 → En savoir plus sur la transition énergétique  …

Où stocker le CO2 capté à la sortie des évacuations des usines :

Dans les reservoires naturels épuisés de gaz ou de petrole qui constituent une possibilité, dans la mesure où le scellement des ouvertures est fait correctement

Dans les aquifères salins dans lesquels le CO2 peut être injecté sous forme liquide ou supercritique13 qui prend moins de place. Le CO2 est dissous dans l'eau de l'aquifère à 800-1000m de profondeur. Selon la chimie de l'aquifere le CO2 peut aussi former des roches comme du calcaire

Dans les gisements de roches basaltiques et les veines de charbon inexploitables. Ces roches sont poreuses, le CO2 y pénêtre et dans le charbon, il déplace le NH4 (1 NH4 pour 2 a 5 CO2). Le NH4 est brulé et produit de la chaleur valorisable. Le CO2 émis est recyclé.

Dans le monde il existe seulement 21 installation opérationelles. Cinq d'entre elles stockent dans les aquiferes salins et 16 servent à la récupération assistée de pétrole en attendant l'épuisement des veines.(situation en Europe)  → Projets en développement dans le monde  …

Les autres sites de CSC sont encore à l'état expérimental. Actuellement 35 Mt de CO2 sont captés et stockés par les techniques de CSC sur les 35 Gt de CO2 émis par an

Le captage du CO2

Les émissions de CO2 sont estimées, pour une centrale à charbon à 1000g/KWh sans CSC contre 100g/KWh avec CSC et pour une centrale à gaz 400g/KWH sans CSC contre 50g/KWh avec CSC

Le GIEC (5e rapport) évalue à 10 Gt le CO2 qui sera capturé en 2050

La procédure de CSC est très longue à mettre en place car coûteuse. Il est vrai que jusqu'à présent tout était libéré dans l'atmosphère sans état d'âme !

Comme l'émission de CO2 a lieu dans le pays importateur, le CSC augmente de 25% voire à 50% le coût du combustible (centrale au charbon : 50€ par MWh sans CSC et 100 € par MWh avec CSC. Pour une centrale à gaz 50 € par MWh sans CSC et 80€ par MWh avec CSC).

La mise en place dépend donc des pouvoirs politiques mais il a été mis en évidence ici que les conférences (COP) n'avaient pour l'instant aucune influence sur la pollution au CO2 !(graphique)

 

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Conclusions

Déja en 2000, les chercheurs écrivaient : "Le développement durable ou soutenable contient une triple exigence : la valorisation économique, le bien-être social et la viabilité écologique. Il oblige le décideur à effectuer des choix de gestion en situation de rareté des ressources naturelles et financières" (MH Dabat - 2000).

Si les mines de charbon en France fermèrent dès 1980, le petrole mondial atteignit son optimum de production en 2008 et le gaz en 2005. Les énergies fossiles deviennent de moins en moins exploitable et les ressources financières suivent inexorablement la même voie. Sans énergie la croissance économique devient impossible.

Si les chercheurs sont unanimes concernant l'existence d'un effet de serre anthropique, et la plupart considèrent que l'état actuel est irréversible, ils sont divisés cependant quand il s'agit de proposer des solutions.

Il existe plusieurs écoles dans ce domaine (cf. Serge Debraz 2013) :

  • L'approche biocentrée

    Le préservationisme

    Tendance apparue au XIXe siècle aux Etats‑Unis dominante jusque dans les années 1950.

    Ainsi à Madagascar, une grande ONG américaine expulsait les villageois pour créer des grandes zones de préservation.

    Il s'agit donc de protéger la nature, de la conserver en l'état, "sans l'homme" d'où l'incitation au malthusianisme et à la décroissance énergétique.

    Les arguments avancés : d'une part l'industrie a pratiqué l'obsolescence programmée pour inciter le consommateur à jeter et acheter à nouveau, c'est la première bataille à engager, d'autre part la nature n'est pas capable de compenser les rejets anthropiques.

    La solution serait donc de ralentir la croissance et la démographie avant que le monde entre dans une période de chaos

  • L'approche écocentrée

    Le conservationisme

    Dans cette stratégie, la nature qui comprend les hommes qui vivent là, doit être protégée : les populations gèrent eux même les zones à conserver pour l'avenir, celles qui sont affectées à la culture, les forêts à exploiter avec une saine gestion, etc.

    Une saine gestion de la quantité de GES émis serait aussi de ne pas les émettre : une politique incitant à l'isolation des logements anciens serait des plus efficaces pour agir immédiatement. Ainsi le batiment absorbe 40% de l'énergie comparé à 30% pour le transport et 25% pour l'industrie - (cf. Olivier Sidler - Enertech et J-M Jancovici - Carbonne 4 - 2004)

  • L'approche anthropocentrée

    La nature est protégée "pour l'homme". D'autant plus que personne ne sait quel sera le souhait de nos descendants ni l'état de la science à cette époque.

    L'utilitarisme

    Un usage non régulé de la nature mais actions réparatrice à valeur compensatoire.

    Ressourcisme

    Usage régulé de la nature, plan de gestion des ressources et restriction par anticipation.

Cependant tous se rejoignent : il faut de toute urgence changer de paradygme, prendre le sujet à bras le corps et planifer une économie tenant compte à la fois d'un progrès suffisant, d'un bien-être social équilibré et d'une prise en compte de l'environnement.

Faute de quoi le réchauffement anarchique de la terre entraînera des perturbations climatiques importantes, sources de migrations massives de populations, se traduisant logiquement par des conflits et des guerres.

 

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Michel Partiot Académie du Morvan ‑  janvier 2022

 

Remerciements

  • Un grand merci à Marie-Hélène Dabat, Docteur en Economie, Économiste au (Cirad), Chef de projet et Directeur scientifique pour Agrinatura et la Commission européenne. Ses grandes connaissances en économie de l'environnement, et ses conseils ont été précieux.

 

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Bibliographie

 

Documentation numérique

 

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Notes

  1. Denis Meadows : (1942- ) - Il a travaillé au MIT dans les années 1960 - En 2012 il déclare ne plus croire dans la résolution des problèmes environnementaux par les dirigeants. Coauteur il publie limits to growth qui porte sur les liens entre conséquences écologiques et croissance économique, limitation des ressources et évolution démographique. Chantre de la décroissance il affirme que la croissance matérielle perpétuelle conduira tôt ou tard à l'effondrement du monde qui nous entoure.
  2. Esther Boserup : (1910-1999 ) - économiste spécialiste de la sociologie et l'économie agricole. U.Copenhague. Elle s'est opposée aux théories Malthusiennes comme quoi les méthodes agraires définissaient la taille de la population.Elle démontra au contraire que la pression démographique imposait une évolution des techniques agraires.
  3. Gro Harlem Brundtland : (1939- ) - medecin plusieurs fois Ministre, DG de l'OMS. A l'origine du "rapport Brundtland" (1987) introduisant la notion de "développement durable" ou "Développement soutenable". U.Oslo et U.Harvard.
  4. Holocène : L'Holocène est la deuxième et dernière époque de la période Quaternaire. C'est notre ère géologique actuelle commencée il y a environ 10 000 ans. Une période interglaciaire tempérée qui suit la dernière période glaciaire du Pléistocène
  5. Albédo : mesure du pouvoir réfléchissant d'une surface. Un mirroir parfait rréfléchit toute la lumière qu'il reçoit donc a un albédo de 100%, une surface parfaitement noire ne réfléchit rien donc son albédo est nul
  6. Forçage radiatif : différence entre puissance recue du soleil et puissance émise sous forme de rayonnement
  7. Inlandsis : glacier atteignant parfois plusieurs kilomètres d'épaisseur. Il couvre la terre ferme en une nappe de glace très étendue pouvant atteindre 50 000 km2. Aujourd'hui il n'existe que deux inlandsis, l'Antartique et le Groenland.
  8. Ajustement isostatique : lors de la fonte des glaces, les terres jusque là comprimées par le poids des glaciers se décompressent et le phénomène est accompagné par des variations du champs de gravité. Ces phénomènes peut provoquer la réactivation de failles, des tremblement de terre et la réactivation du volcanisme.
  9. Inertie climatique : les GES continuent à agir dans l'atmosphère plusieurs dizaine ou milliers d'années après leur émission.
  10. Friedrich August von Hayek : (1899 - 1992) Economiste et philosophe politique - prix Nobel d'économie en 1974- London School of Economics (LSE), U. de Chicago, U.Fribourg-en-Brisgau et U.Salzbourg. Il s'est opposé au rapport Meadows et a ses hypothèses prévoyant la fin des ressources naturelles.
  11. GIEC : (en anglais IPCC) Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est l’organe international chargé d’analyser scientifiquement les changements climatiques. Il a été établi en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) en vue de fournir aux responsables politiques des évaluations scientifiques périodiques concernant les changements climatiques, leurs incidences et les risques futurs et de leur présenter des stratégies d’adaptation et d’atténuation.
  12. PRG : pouvoir réchauffant global (sur 100 ans : PRG100). C'est un outil permettant de comparer les différents gaz à effet de serre. Le PRG dépend à la fois de leur pouvoir instantanné et de leur durée d'elimination de l'atmosphère.
  13. Forme supercritique du CO2 : confusion entre l'état gazeux et l'état liquide par augmentation de la pression et chauffage (température critique 31° et pression critique de 74 bars). Le CO2 sous cette forme se comporte comme un solvant vert. il est utilisé dans l'eau gazeuse, le décaféination du Café, l'industrie de la bière, elimination du trichloroanisol du bouchon, etc. mais également pour la stérilisation du matériel médical implantables.
  1. Paramètres de Milankovitch : l'excentricité (l'orbite de la terre décrit une ellipse dont les foyers se rapprochent et s'écartent selon une période de 400 000 ans; selon qu'elle est proche ou éloignée du soleil, l'influence est différente), l'obliquité (inclinaison terrestre, angle entre l'axe de rotation et l'axe perpendiculaire au plan de son orbite - période 41 000 ans; l'hémisphère exposé reçoit plus de rayonnements) et la précession (les attractions de la lune et du soleil ne sont pas uniformes car la terre n'est pas une vraie sphère, son axe géographique décrit un cercle- période : 25760 ans ; cela joue sur la précession des équinoxes c'est à dire sur les changements de saison). Ces paramètres permettent d'expliquer par exemple pourquoi certaines années les étés sont froids et les hivers doux et le contraire.
  2. Minimum de Maunder : période (1645-1715) pendant laquelle le nombre de taches solaires et l'activité de surface du soleil était significativement la plus faible.
  3. Activité magnétique solaire : l'activité magnétique varie selon des cycles de 11 ans. A chaque cycle la polarité magnétique s'inverse. entre 1645 et 1715 par exemple l'activité magnétique du soleil cessa et le froid fut intense, les rivières gelaient provoquant des embacles importants, la fonte de la neige et de la glace entraînait des inondations. Ce fut aussi la période des famines les plus meutrières pendant lesquelle 30% de la population française mourut de faim, de froid ou de maladie.

 

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